Grand Mère Kal : Le croque mitaine réunionnais …

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Qui était Grand mère Kal ? Une esclave dévouée à ses maitres ? Ou plutôt une femme cruelle de Grand Bois qui conduisait les condamnés à l’attaque de voyageurs imprudents ? Nul ne le sait. Par contre, il est communément acquis qu’il ne faut pas la rencontrer de nuit au détour d’un chemin, au risque d’y perdre son âme.
Elle vient chaque fois que quelqu’un est malade: si elle fait entendre son rire, le malade est perdu. Si elle pleure, le malade est sauvé.
L’étymologie même du nom est difficile à définir, provient-il de Maquerelle ? de Macral signifiant Sorcière en langue d’Oï ? Grand mère Kal, c’est un peu le croque mitaine réunionnais, utile pour faire peur aux enfants mais parfois pour faire peur aux adultes.
Née à la Réunion à l’époque de l’esclavage, Grand-mère Kal donne lieu à plusieurs interprétations. A l’origine, Grand-mère Kal était invoquée surtout dans les « zistwar » pour petit blanc. Légende obscure et maléfique qui oppose le mythe terrifiant des noirs marrons sanguinaires à celui de la croisade des chasseurs blancs. Dans sa jeunesse Grand-mère Kal, fut une belle femme, ensorcelante au point que Zelindor, esclave marron chef d’une République noire, en fit sa femme. Elle n’était pas appréciée des esclaves marron puisque, esclave d’intérieur, elle bénéficiait de la confiance de sa jeune maîtresse dont elle était la confidente. On lui attribue la dénonciation de l’esclave marron Zelindor, lorsque celui-ci par mégarde enleva sa maîtresse à sa place. Son âme, d’abord errante puisque dit-on ses os gisaient au fond d’un gouffre vers l’Etang-Salé, ne retrouva le repos que lorsque la descendante de sa maîtresse réalisa la promesse de son aïeule en lui donnant une sépulture.

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Mythes rattachés à Grand Mère Kal :
Étoile Le fénoir était tombé sur la petite case en paille au milieu de la forêt. Rosanelle était déjà dans son lit en train de s’endormir quand elle entendit :  » Tout, tout « . Le cri s’arrêta… puis reprit: elle avait un peu peur… mais comme la porte était bien fermée, elle était rassurée.

Le cri cessa, et Rosanelle s’endormit. Le lendemain, elle raconta à sa mère ce qui s’était passé:
 » Seigneur Jésus, c’était Grand Mère Kal !
– C’est qui Grand Mère Kal ?
– C’est une vieille histoire… Quand j’étais petite, ma maman, ta grand-mère, me disait toujours :  » si tu n’es pas sage, la Grand Mère Kal va venir te chercher !
– Raconte-moi son histoire Maman!

- Et bien, cela s’est passé au temps des esclaves. Il y avait une grande plantation , possédée par une vieille et méchante femme. Au lieu de bien les traiter, elle les punissait pour rien, les fouettait et les forçait à travailler à la limite de leurs forces. Ils faisaient pitié à voir, car ils étaient bien malheureux.

Un jour, arriva chez elle un esclave différent des autres. C’était un esclave venu de Gorée sur la côte Ouest de l’Afrique. Il était grand, fort et intelligent. Elle l’avait acheté pour en faire un commandeur, comme ça, il materait les plus fortes têtes. Mafate, c’était son nom, vit comment elle traitait les esclaves et ne put le supporter.

Alors, un soir, il s’en alla marron dans la forêt. Il marcha plusieurs jours et plusieurs nuits. Enfin, il arriva à une grande vallée où coulait une rivière. Il l’avait remontée, glissant maintes fois sur les galets. De grandes montagnes la surplombaient, des tamarins centenaires offraient leurs ombrages protecteurs, la rivière débordait de crevettes, de camarons et de poissons. De grands arbres se penchaient et offraient leurs fruits.

Quand il vit ceci, il se dit : » C’est un endroit merveilleux! Comme ce serait bon d’y vivre, les esclaves de la Grand Mère Kal seraient heureux ici !  » Alors, un soir, il retourna à la propriété et invita tous les esclaves à un grand Kabar et leur raconta ce qu’il avait vu. Ils firent ensemble un plan et décidèrent de s’évader après avoir mis le feu à l’habitation pour détourner l’attention. Malheureusement, un des esclaves était un macrotin. Il alla raconter toute l’histoire à la Grand mère Kal.

Le lendemain, les esclaves eurent la douloureuse surprise d’être entourés par les propriétaires voisins armés jusqu’aux dents. Mafate réussit à s’échapper, mais au moins dix esclaves périrent dans l’opération. Alors Mafate se mit en colère. Il connaissait les plantes, il cueillit des herbes et en fit une mixture pour la faire boire à Grand Mère Kal. Ce fut une de ses esclaves qui lui servit.

Aussitôt dans un cri de douleur, la vieille femme se transforma en un grand oiseau couleur de nuit qui s’enfuit vers la forêt en hurlant  » Tout ! Tout ! « . C’est ainsi qu’elle eut pour punition de venir prévenir les familles qu’un malheur allait s’abattre sur elles.

Ses esclaves s’enfuirent dans le cirque désormais appelé le Cirque de Mafate. Ils vécurent là, libres et heureux pendant de longues années sous la conduite de Mafate qui était également leur chef.  » Voilà l’histoire de Grand Mère Kal, Rosanelle, j’espère qu’aucun malheur ne va nous arriver.  » Et pour une fois, aucun malheur n’arriva.

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Étoile Grand-mère Kalle est le personnage central de plusieurs légendes, personnage effrayant dont on continue à menacer les enfants désobéissants. On la dit originaire de Mahavel, dans le sud de l’île, qui passe pour être un des hauts lieux de la sorcellerie. Elle se manifeste encore, longtemps après sa mort, dans la croyance populaire, tantôt sous les traits d’une affreuse vieille sorcière, tantôt sous ceux d’un grand oiseau noir qui vient planer, le soir au-dessus des maisons.

L’histoire de grand-mère kalle s’est racontée de génération en génération. C’était une vieille femme qui habitait une case près du pont de la Ravine des Cafres, à Mahavel. Elle cachait chez elle des condamnées et quand quelqu’un passait à proximité de sa case elle l’invitait à boire le café et un petit verre de rhum. Si le voyageur portait de l’argent sur lui, les condamnés le suivaient sur le chemin, et au passage de la Ravine des Cafres, ils le dévalisaient puis le précipitaient au fond du ravin. Cette femme a fait commettre tant de crime par ces condamnés que lorsqu’elle est morte son âme s’est envolée par la toiture de sa case. Désormais, elle n’a plus de tête et porte un grand chapeau au bout de son cou. Elle passe annoncer la mort la nuit en rodant près des cases. Elle vient chaque fois que quelqu’un est gravement malade. Si elle ricane d’une voix sinistre, elle annonce la mort. Si au contraire elle passe en pleurant, c’est bon signe pour le malade.


3 réflexions au sujet de « Grand Mère Kal : Le croque mitaine réunionnais … »

  1. belle idée d’ecrire tous sa en jaune…on voit quedalle..si j’étais toi j’abandonnerai ce site…jamais vu quelque chose d’aussi bete..lol…mdr

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